Avant de vous raconter mon expérience, j’aimerais vous en dire plus à propos d’Interrail. Si vous connaissez déjà le principe et que vous voulez juste lire mon récit, descendez simplement à la partie « Mon expérience ».

Qu’est-ce que c’est Interrail ?

Interrail est une société qui a créé une méthode unique pour voyager en train à travers l’Europe. Pour des sommes abordables, le site Interrail vous propose des « pass » uniques qui vous permettent de voyager en train dans plus de 30 pays européens sans avoir à payer de billet individuel.

Les prix de ces « pass » débutent à 43€ (pour un seul pays avec le « One country pass ») jusqu’à 206 € (pour l’ensemble des pays avec le « Global-pass »). Le pass Interrail vous permettra de prendre de 3 à 30 jours de train selon votre envie.

Le « pass » qui j’ai choisi pour mon voyage m’a permis pour seulement 206 € de faire 5 trajets différents pour aller dans 5 pays sur une période de 15 jours. Si j’avais utilisé les moyens normaux, rien que pour mes 2 premières destinations, j’aurai déjà dépassé ce budget (je précise en train uniquement).

Si vous aimez avoir un minimum de confort lors de vos voyages, intertail est la solution rêvée.

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Que signifient 30 jours de train ?

Eh bien, vous pourrez prendre autant de train que vous le voulez sur une journée. Sois 30 jours de train en illimitée. Si par exemple vous voulez commencer votre séjour en Grèce vous pouvez prendre tous les trains nécessaires pour atteindre la Grèce sur une journée et vous aurez uniquement dépensé 1 jour de trajet.

ATTENTION : Pour certains trains (TGV) il vous faudra quand même payer une réservation pour votre voyage. Ne vous inquiétez pas tout vous sera expliqué dans la brochure que vous recevrez avec vote Interrail.

Vous ne pouvez pas non plus prendre d’Interrail dans votre pays d’origine, le but de ces « pass » est de découvrir d’autres pays. Vous aurez tout de même la possibilité de prendre un train dans votre pays pour sortir et pour revenir dans celui-ci.

Les « pass » Interail sont valables pour tout le monde quel que soit votre âge. Les enfants de moins de 11 ans peuvent voyager gratuitement. Si vous voulez plus d’infos sur ses différents tarifs, cliquez ici.

Quelques conseils :

Les conseils ci-dessous son basé sur ma propre expérience et mes propres erreurs.

  • Certains trains doivent être réservés à l’avance et peuvent engendrer des frais supplémentaires (TGV,..). Évitez ce genre de train au maximum.
  • Ne réservez pas les trains qui ne sont pas nécessaires. Il est vrai qu’en faisant ça vous risquez d’avoir un train complet et de ne pas pouvoir embarquer. Mais, à ce moment-là, il vous suffira de choisir une autre destination ou de rester un jour de plus dans celle où vous êtes. N’oubliez pas que c’est ça aussi l’aventure, ne pas savoir où vous vous trouverez le lendemain. Pour moi, c’est juste la plus belle des sensations. Réserver, vous ajoute un stress qui n’est pas nécessaire durant vos vacances. Vous serez obligé d’arriver à l’heure, vous ne pourrez pas profiter un jour de plus d’une ville ou d’un pays coup de cœur et au contraire vous ne pourrez pas quitter plutôt une ville ou un pays que vous n’aimez pas.
    • Allez voir le matin de votre départ les destinations possibles, certaines destinations (sans réservation) ne sont pas/plus disponibles. Cela vous permettra d’organiser votre route en fonction des disponibilités.
  • Première chose à faire lorsque vous sortez de votre train est d’aller faire un tour à un office du tourisme (s’il existe). Vous pourrez plus facilement organiser vos futurs déplacements en fonction des conseils qui vous seront donnés.

PS : Interail n’est pas la solution la moins chère, avant de réserver votre pass faites un calcul pour savoir à combien vous reviens le même voyage en utilisant d’autres moyens de transport.
En revanche, Interail est une solution géniale pour débuter. Si vous avez peur de partir trop loin ou que vous voulez voyager de manière assez confortable Interrail est fait pour vous.

Mon expérience :

« Rester c’est exister : mais voyager c’est vivre. »

Gustave Naudaud

« Un tour du monde ? Le rêve me diriez-vous ! Un luxe que peu de personnes ne peuvent s’octroyer. Eh bien je vais vous prouver le contraire. Malheureusement, je suis encore trop jeune et je n’ai pas d’argent. Alors que faire ? Pourquoi pas un tour d’Europe pour commencer et puis s’organiser pour partir faire un tour du monde à la fin de mes études ? Oui, c’est une bonne idée, je vais donc commencer petit et voir de plus en plus grand.  » Voilà le genre de phrase type qui j’aimais me dire lorsque je lisais le livre « Into the wild » de Jon Krakauer. Cette histoire que tout bon globe-trotteur se doit de connaître. Dès le début de ce livre, je me suis mis à rêver en imaginant ce que serait ma vie si je voyageais comme le héros. À ce jour je pense que ce livre est l’élément déclencheur de mon envie d’aventure.

C’est en le lisant que je me suis remémoré ce qu’un ami m’avait raconté un jour. Il existe un moyen de voyager partout en Europe en utilisant uniquement des trains pour une somme dérisoire (Oui vous avez raison je parle bien le pass Interail !).

Je décide alors que ma prochaine aventure se fera donc en train et commence donc à me renseigner un peu partout. Comment ce passe les réservations ? Quels pays je vais bien pouvoir faire ? Avec qui partir ? À combien ça va me revenir ? Bref toutes les questions que l’on se pose pour organiser un vrai voyage.

Je commence finalement à en parler autour de moi et la plupart des gens étaient enthousiastes à l’idée d’un tour d’Europe. Mais lorsque je leur propose de venir avec moi, ils changent soudainement d’avis. Ils me disent alors : « Je n’ai pas assez d’argent pour partir comme ça ! « . C’est fou comment les gens peuvent changer d’avis rapidement.

Pour la première fois alors je réalise que mon bonheur ne peut être atteint que par mes propres actes donc j’envisage fortement de partir seul.

Quelques jours plus tard, en faisant du covoiturage avec une amie, je lui parle de mon projet. Sans me laisser finir mes explications, elle me demande directement si elle peut m’accompagner ! Surpris d’avoir enfin quelqu’un de prêt à partir avec moi. J’accepte sans broncher et commence à lui donner des détails.

À partir de ce moment, il n’est plus concevable de faire demi-tour, je me suis engagé à partir avec elle. Arrivée chez moi, je m’empresse alors d’acheter deux « global-pass » d’une durée de jours pour mon tout premier grand voyage.

Quelques semaines plus tard, une fois les billets reçus et la période d’activation débutée nous commençons notre aventure.

Direction notre première destination en prenant notre premier train, un TGV bien Français ! Ça peut faire sourire, mais pour partir dans un pays qui n’est pas le nôtre, il faut bien débuter dans son propre pays non ?

Direction l’Espagne !

Orio, 10 septembre 2016

Il nous a fallu un peu plus de 6h de train avant de voir enfin la frontière espagnole. Mais nous y sommes arrivés. Saint Sebastian, première ville de ce trip et ville réputée pour avoir la plage urbaine la plus belle de d’Espagne.

Nous sortons alors du train, déterminés à découvrir ce nouveau pays. Dès les premières minutes, on rencontre notre première difficulté. Ayant réservé un AirBnb dans une petite ville à vingt minutes de train de Saint Sebastian (nommée Orio), il nous faut trouver moyen de transport pour nous y rendre.

Nous demandons à l’homme qui tient le guichet de la gare mais impossible d’obtenir la moindre information. L’homme ne parle pas anglais, ni français et ne veut pas faire le moindre effort pour nous comprendre. Je peux dire que la première rencontre avec un Espagnol n’est pas très concluante. Cependant, je ne veux pas m’arrêter à ma première approche et garde espoir que tous les Espagnols ne sont pas comme ça.

On demande alors à plusieurs personnes dans la gare et finalement, après deux ou trois tentatives, on réussit à se faire comprendre par quelqu’un. Un monsieur très sympa qui attend son train. Il ne parle pas non plus anglais ni français, mais réussi à nous comprendre et nous indique la route de la gare principale sur notre carte.

Après l’avoir remercié nous partons vers la gare centrale. Trente minutes de marche plus tard, nous arrivons dans le train direction Orio.

Orio est une très petite ville comparée à Saint Sebastian, mais reste charmante. Nous arrivons alors à notre Airbnb qui est plutôt insolite. Un petit voilier amarré au port. Quoi de mieux pour profiter de la mer si ce n’est que d’être logé directement sur un bateau ?

Une fois installer, on décide d’aller faire un tour sur la plage d’Orio, première plage de notre séjour. Malgré que la ville soit très petite, la plage est remplie de monde. Et on comprend pourquoi. Elle se trouve être le long d’une butte qui rend la vue magnifique. Au loin, on peut apercevoir des parapentes qui se lancent du haut de la butte, la vue de là-haut doit être majestueuse.

Les deux premiers jours passent, après une visite de la ville et avoir rencontré les habitants d’Orio faisait la fête en pleine rue, on décide d’aller faire un tour dans la ville de Saint Sébastian pour voir la fameuse plage.

Arrivée à celle-ci je suis déçu, je m’attendais vraiment à une plage hors normes. Je ne peux pas dire qu’elle n’est pas belle, mais elle est tellement remplie de monde et de bateaux au large que le paysage est gâché. On boit alors un coup non loin pour continuer notre excursion de la ville le reste de la journée. Saint-Sebastian s’avère être finalement une grande ville comme les autres.

Le troisième et dernier jour en Espagne nous profitons du bateau le plus possible avant d’embarquer le soir dans un train de nuit direction Lisbonne au Portugal. Ce train de nuit d’une durée de 12h30 est le plus long de notre séjour.

Durant ce trajet, j’observe le paysage espagnol. Passer de la mer aux plaines et finissant par les montagnes. L’Espagne a définitivement plus d’un tour dans son sac avec sa grande diversité de paysage. Au loin, le soleil commence à ce coucher et après quelques minutes, je ne distingue même plus l’ombre d’une montagne. Il est donc le temps de dormir.

Lisbone Portugal, 14 septembre 2016

Arrivée ! Enfin ! Après une nuit quelque peu agitée par les secousses du train nous débarquons à Lisbonne, la capitale, mais aussi plus grande ville du Portugal. Pas une seconde à perdre, on s’empresse de se diriger vers notre logement. Cette fois pas de bateau, mais un simple appartement dans une des petites rues de la ville. En suivant donc le chemin pour y arriver on passe devant un imposant bâtiment qui n’est rien d’autre que le panthéon national de Lisbonne. Un panthéon qui a bien mérité une petite photo avant de se remettre en route.

Une fois installé, on ne perd pas de temps et on va directement à la découverte de la ville. Lisbonne a été construite sur une colline et est réputée pour son impressionnant labyrinthe d’étroites ruelles colorées et ses quartiers très gais et animés. Malgré les travaux partout en ville, (eh oui le cliché des Portugais qui construisent des bâtiments n’est pas vraiment un cliché), la ville reste magnifique.

Nous arrivons au quartier de l’Alfama un des quartiers les plus vieux de Lisbonne et l’un des plus beau que j’ai vus de la ville. Toutes ses maisons colorées font vraiment ressortir la gaîté de la ville et nous donnent envie de la connaître un petit peu plus.

On s’enfonce un peu plus profond dans la ville quand soudain, on aperçoit le fameux tram 28, ce tram des années 30 qui fonctionne toujours et qui fait ressortir encore plus charme de la ville.

Pour l’instant rien à redire, dans cette ville les gens sont très accueillants, les quartiers sont animés par des musiciens de quartier. À peine arrivé dans le quartier suivant direction le centre-ville je me fais arrêter par un homme, environ la trentaine qui me propose du « haschich ou de la marijuana ? ». Je lui réponds poliment que je ne suis pas intéressé et continu ma route. On m’a proposé d’en acheter pas moins de 13 fois en 3 jours pas mal comme score. Par la suite, j’ai appris que c’était normal dans la ville que les vendeurs aillent directement chercher leurs clients chez les touristes. Il faut le croire que les touristes sont une bonne source de revenus pour eux. Cette expérience m’a bien fait rire en tout cas.

Le premier soir, on a envie de sortir faire un peu la fête, on prend alors un Über pour aller au quartier du « Bairro alto » et sa fameuse rue de la soif. Ce quartier est idéal si vous êtes amateur de barathon (boire un coup dans un bar, puis un autre, puis dans un autre, etc.). La ruelle est semblable aux autres de la ville, c’est-à-dire très étroite, et pourtant elle est littéralement bondée de monde.

Ce trouvant les uns à coter des autres de part et d’autre de la rue on peut voir les incessants allers-retours des gens entre les bars et l’extérieur. À l’intérieur comme à l’extérieur de la musique donne une ambiance festive à la rue, cet endroit est définitivement fait pour faire la fête.

Après avoir fait plusieurs bars et découvert la convivialité des Portugais, on décide de rentrer (seulement 2h du matin, mais beaucoup de choses de prévu pour le lendemain).

Le lendemain le réveil sonne de bonne heure, on se réveille avec enthousiasme pour se rendre en plein cœur de la ville. On cherche un club de plonger qui pourrait nous accepter sans réservation. Une fois devant celui-ci nous rentrons et nous expliquons au propriétaire pourquoi nous venons dans réservation. Celui-ci nous accueille et nous annonce que plonger est possible.

Je commence donc à vraiment être content de pouvoir réaliser ma première plongée en plein cœur de Lisbonne. Mais ma joie est partie aussi vite qu’elle est venue lorsqu’il nous annonce le prix pour une heure. On décide alors d’abandonner la plongée à Lisbonne et d’essayer dans une de nos prochaines destinations pour trouver moins cher. Ce choix nous fait prendre le risque de ne peut-être pas pouvoir en faire du tout, mais vu le prix ce n’était pas la peine.

En sortant, on se met en marche direction la tour de Belhem, une des constructions datant du 16e siècle situé au bord du Tage (Fleuve qui traverse Lisbonne et qui se jette dans l’océan Atlantique non loin de là). La tour de Belhem est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et, on comprend pourquoi lorsqu’on arrive devant. Cette imposante tour devait être une excellente défense contre quiconque voulait entrer au port de Lisbonne.

Nous continuons donc notre marche direction la ville en longeant le fleuve. Nous apercevons au loin le fameux « pont du 25 Avril ». Ce pont est le premier pont suspendu traversant le Tage. Il fait penser au pont de San Francisco ce qui lui donne un certain charme. Juste derrière ce pont on peut aussi apercevoir le « sanctuaire du christ roi » une statue géante du christ qui rappelle quand à lui la statue du « chris rédempteur » (situé à Rio de Janeiro au Brésil).

Je ne vous cache pas que je suis vraiment émerveillé de voir dans une ville d’Europe des constructions nous permettant de nous transposer au Brésil et aux États-Unis en même temps.

On profite alors de cette vue splendide pour goûter les fameuses « Pastei » de Lisbonne. Ses petites pâtisseries sont une spécialité du pays et on s’en serait voulu de ne pas les goûter. Résultat ? On n’est pas dessus mes papilles se régalent en les mangeant.

Fin de cet instant de gourmandise il est l’heure pour nous de rentrer plier bagage et nous faire déposer à l’aéroport.

Eh oui, cette fois nous ne prenons pas le train, mais l’avion. Direction Rome à 2h d’avion (plus de 20 h si on prenait le train). Nous arrivons donc comme prévu 1h en avance à l’aéroport le temps de faire le check-in et de déposer nos valises.
Malheureusement, on apprend que notre avion à 1h de retard. Rome se fait attendre, on patiente tranquillement en attendant l’arrivée de notre avion.

Rome 17 Septembre 2016

Il est 01h du matin lorsque l’on sort enfin de l’avion. Malgré notre retard, je suis heureux, et cela pour une simple raison. C’était la première fois pour moi que j’ai pris un avion.

Bien entendu à 01h du matin, il n’y a pas de bus. On doit aller vers notre camping pour y passer la nuit. On se dirige alors vers le taxi le plus proche. Les taxis profitent de l’arrivée tardive des avions pour augmenter le prix de leurs courses ,mais nous n’avons pas d’autre choix.

Après une négociation assez tendue le chauffeur accepte le trajet pour 50 € (au lieu de 80 annoncer). 50 € pour 6 km, ce furent les km les plus chers de notre voyage.

À ce moment, je découvre pourquoi on m’a toujours dit que les Italiens ne savent pas rouler. Le taxi roule à 170 km/h sur l’autoroute en zigzagant tout en ayant le téléphone à la main et pourtant, il arrive à se faire doubler par d’autres voitures. Un véritable supplice et pourtant, on arrive en vie !

Arrivé dans notre bungalow, j’offre mon cadeau à mon amie, c’est son anniversaire et, on est bien décidé à le fêter. Mais pour le moment, direction notre lit pour se reposer avant une autre longue journée.

Debout de bonheur, on prend un bus pour aller au Vatican. Une fois déposé direction la demeure du Pape, le Vatican. Il est tellement grand que  pour faire le tour et pouvoir voir son entrée il nous faut marcher un bon moment. Devant celui-ci une horde de touristes et plusieurs jeunes guides. L’une d’entre eux s’approche de nous et nous propose la visite du Vatican, elle parle couramment français, mais ses prix sont un peu trop élevés. On préfère le voir de l’extérieur et continuer notre visite de Rome.

On continue alors notre chemin après quelques photos. Cette fois pas de destination de prévu, comme j’aime me dire : « Je vais là où le vent me mène ».
Et dans ce cas-là le vent nous mène vers un château. Le château saint ange Rome puis nous fait dérivé sur une place où nous mangeons dans notre premier restaurant italien.

Après avoir bien mangé et repris des forces, on se rend à la fontaine de Trevis. Comme tous les monuments de Rome cette fontaine est assaillie de touristes. Elle est vraiment majestueuse et peut représenter à elle seule la grandeur de Rome.

Anecdote : Saviez-vous que la coutume de lancer une pièce dans une fontaine vient de la fontaine de Trevis ? Cette superstition est censée assurer aux personnes ayant jeté une pièce de revenir un jour dans la capitale italienne. Cette coutume est devenue très populaire et certains touristes jettent désormais des pièces dans les fontaines partout dans le monde, sans même savoir la véritable signification.

La journée passé, on se rend au camping pour nous préparer à sortir et fêter l’anniversaire de mon amie. Une soirée qui se prolonge jusqu’à 6h du matin dans les boîtes de nuit de Rome.

Le lendemain malgré un réveil difficile, on décide d’aller voir le Colisée avant de partir pour notre prochain pays. Malheureusement, une fois devant celui-ci le temps se gâte et il est impossible de le visiter. Nous nous contentons alors uniquement d’observer ça colossale et imposante architecture de l’intérieur d’un restaurant où nous avons pris refuge.

Après cette expérience dans la capitale italienne, je peux dire que c’est une très belle ville, mais qu’il y a beaucoup trop touristique. Après deux capitales de suite, on décide de partir vers une petite ville en Croatie qui, espérons-le, sera moins touristique.

Rijeka Croatie, 20 Septembre 2016

Premier pays de l’Europe de l’est. On m’a énormément parlé de la Croatie. Sur sa beauté, l’accueil des gens et pourtant la ville de Rijeka ne me donne pas du tout cette impression du moins pas au premier abord. Ville portuaire, pas du tout touristique, Rijeka est une ville industrielle et ça se voit.

On décide d’aller faire un tour à office du tourisme pour nous renseigner et trouver un meilleur coin. Si j’ai un conseil à vous donner, c’est celui d’aller dans des offices du tourisme dès que vous le pouvez, les informations y sont gratuites et les gens parleront la plupart du temps anglais.

On nous conseille d’aller faire un tour dans la ville à côté qui est plus agréable que Rijeka (Opatija). Par chance, on apprend en même temps qu’il existe deux centres de plonger entre les deux villes.
Le premier jour, on visite alors le centre-ville de Rijeka. La ville n’étant pas touristique nous permet de bien de nous intégrer à la population ainsi que d’avoir des tarifs raisonnables.

On appelle le club de plonger pour réserver le lendemain. Par chance un des deux clubs nous accepte à condition que l’on soit à 100 % sûrs d’être présent le lendemain, ce que nous confirmons.

Le lendemain, après avoir préparé nos affaires on se rend au club de plonger. Un peu moins de 10 km de marche nous sépare de celui-ci. Arrivé au club, on rencontre notre instructeur qui est un homme super accueillant. Il nous accepte alors même que nous sommes ses deux seuls clients. Une chose que peu de monde ferait.

Première plongé pour moi, mon amie en avais déjà fait du coup elle a un peu plus d’expérience. L’instructeur nous donne alors toutes les consignes et nous faits quelques petites blagues au passage pour nous détendre (ou plutôt pour me détendre) avant de partir. Cette expérience est vraiment exceptionnelle, se retrouver sous l’eau, voir les poissons, n’entendre rien d’autre que la tranquillité de l’eau et pouvoir se relaxer. Une fois sous l’eau, je me sens tellement bien que je n’aie pas envie que ça s’arrête. Malheureusement, n’ayant pas un niveau de plongée suffisant, je ne peux pas descendre profond donc je dois me contenter de voir uniquement des poissons. Contrairement à mon amie qui elle descend plus profond avec l’instructeur et qui va jusqu’à voir une épave de bateau, le rêve.

Fin de la plongée, cette expérience restera gravée dans ma mémoire.

On se change à nouveau et on se dirige alors vers Opatija la ville conseillée par l’office du tourisme. Cette ville est définitivement plus belle que Rijeka. Elle est un peu plus touristique, mais je peux clairement discerner la beauté de la Croatie dont j’ai tant entendu parler. La ville est située au bord mer et les montagnes qui longent la côte croate à proximité de la ville lui donnent un charme fou.

On profite alors de la ville pour nos dernières heures en Croatie. Il nous reste plus que quelques jours de trajet et on veut encore rendre visite à une amie en Erasmus dans la capitale de la Slovénie.

En fin d’après-midi, on va donc à la gare pour prendre un train vers notre dernière destination. Ljubljana.

Ljubljana Slovénie, 22 Septembre 2016

Notre train arrive assez tard en Slovénie.  Malgré la nuit, on retrouve assez facilement notre amie. La toute première chose que l’on fait n’est pas de poser nos affaires comme on l’a toujours fait jusque-là, mais aller dans un squat géant ! Le Metelkova.
Alors le « Metelkova » est situé à l’emplacement d’une ancienne caserne militaire et dénombre 7 bâtiments, tous dépeints et colorés par de nombreux artistes. Ce site est composé de plusieurs bars et de boîte de nuit ou l’alcool n’est pas cher et l’ambiance au rendez-vous.

Comme on arrive un jeudi seul un bar est ouvert et il n’y a malheureusement pas énormément de monde, mais l’atmosphère que dégage de ce lieu et génial. Je n’aurai pas pensé boire un coup et passer une bonne soirée dans un tel endroit un jour.

La soirée terminée, on reprend nos affaires pour aller les poser dans la colocation de notre amie. Une colocation joyeuse avec un Italiens, deux Françaises, une  Espagnol et une Russe.

Première journée sur place, on visite la ville.

Ljubljana est une petite capitale et se déplacer à pied est le meilleur moyen de la visiter. La ville est vraiment charmante, les rues sont propres et les gens aux alentours sont super accueillant.

On va donc boire un coup dans un café avec la vue du château de Ljubljana qui surplombe la ville depuis 900 ans. On en profite pour organiser notre soirée en vue de l’anniversaire d’une des colocataires.

La soirée se passe très bien la boîte de nuit et petite, mais la musique est géniale. Les gens parlent presque couramment anglais là-haut et discutent facilement avec  nous. C’est à ce moment que je me suis mis à regretter de ne pas avoir fait d’Erasmus. Vivre et étudier 6 mois un an dans un autre pays où les gens sont plus qu’accueillant, c’est le rêve pour un étudiant.
La soirée terminée, nous retournons dans la colocation pour dormir.

Debout de bonnes heures le lendemain, on marche direction la gare pour prendre un bus et aller au lac de bled. Ce lac est un des joyaux de la Slovénie.  Une église se trouve en pleins milieux de celui-ci et le château de bled surplombe une des collines aux alentours. Pour avoir une meilleure vue, on monte près du château.

Une fois en haut de celui-ci, on peut observer le lac dans tout ça splendeur. Sur le lac on peut apercevoir quelques bateaux ainsi que plusieurs nageurs. Aucun bateau à moteur ce qui permet au lac de garder une eau calme et de le rendre magnifique.
On descend alors pour faire le tour de celui-ci, et on décide alors de faire un tour du bateau pour pouvoir voir l’île au milieu du lac de plus près. Cette idée nous permet de prendre de superbes clichés du lac.

Le tour du lac terminé on rentre à Ljubljana, dernière soirée sur place et dernière soirée de notre séjour. Le lendemain on rentre à la maison.
La Slovénie est un coup de cœur pour moi, malgré le peu de chose que j’ai pu y voir, j’ai été émerveillé pour chacune d’entre elles.

Retour en France, 25 Septembre 2016

Le lendemain matin direction la maison, on prend le train direction Munich puis Sarrebruck pour finalement finir chez nous. Ce voyage à été court, les jours passés dans chaque pays ont été vraiment courts, mais l’expérience faite lors de ce premier voyage a été énorme !
Dorénavant, je sais que je resterai plus longtemps dans un seul pays, le « one country pass » serait parfait pour ça, mais seulement en Europe. Je sais aussi maintenant que les grandes villes sont pratiquement semblables et que pour pouvoir bien connaître un pays il faut s’enfoncer dans le pays en dehors du pays. C’est à ce moment que les meilleures expériences surviennent.

Un conseil que je peux donner avec du recul, c’est de débuter avec Interrail pour apprendre à voyager et ne pas avoir à s’occuper du transport. Puis par la suite avec de l’expérience, vous pourrez trouver moins cher pour les mêmes trajets.

«Partir, c’est quitter son cocon, ouvrir ses ailes et s’envoler. C’est s’apercevoir qu’on n’est pas les seuls sur la planète, qu’on ne sait pas tout comme on le pensait. On devient plus humble, plus tolérant, un peu plus intelligent»

Pierre Fillit

Catégories : Mon expérience

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